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NIS 2 : structurer sa démarche avant d’agir

Mise en conformité NIS 2 : la vraie question n’est pas « que faire ? », mais « comment penser ? »

  • Sommes-nous réellement concernés par la directive, et à quel niveau ?
  • Qu’est-ce qui relève des exigences NIS 2, et qu’est-ce qui relève de nos propres choix de cybersécurité ?
  • Faut-il agir immédiatement ou peut-on prioriser sans se mettre en risque ?
  • Comment savoir si notre démarche est proportionnée ?

Le piège de la conformité NIS 2 : démarrer au mauvais endroit

  • La dispersion des efforts : plusieurs chantiers sont lancés en parallèle, portés par des équipes différentes, sans articulation claire.
  • La surinterprétation des obligations : par prudence, le niveau d’exigence est élevé partout, même lorsque ce n’est pas proportionné au statut réel de l’entité.
  • La fatigue organisationnelle : trop de concepts, trop de cadres, trop d’injonctions. Le sujet devient lourd et paralysant.

Si ce sentiment vous est familier, ce n’est pas un échec. C’est souvent le signe que le point de départ n’était pas le bon.

Changer de point de départ : structurer sa lecture avant toute action

Se situer sans tomber dans l’excès réglementaire

Dans ce contexte, deux écueils apparaissent fréquemment. Le premier consiste à surestimer son statut par prudence, en se positionnant au niveau d’exigence le plus élevé sans distinction claire entre obligations NIS 2 et choix internes de cybersécurité. Cette approche, rassurante en apparence, conduit souvent à des efforts disproportionnés et difficilement soutenables. Le second écueil est inverse : sous-estimer son exposition, en reportant les décisions structurantes faute de clarté sur le périmètre réel, non par manque de volonté, mais par absence de cadre partagé permettant de trancher sereinement.

Ce qui fait défaut à ce stade n’est ni un document de conformité supplémentaire, ni une liste d’actions à lancer, mais un cadre de lecture commun. Un cadre capable d’aligner direction, IT, sécurité, juridique et métiers autour d’une même compréhension du périmètre, du niveau d’exigence attendu et du principe de proportionnalité introduit par NIS 2. L’objectif n’est pas encore de démontrer une conformité, mais de clarifier la situation réelle de l’organisation, de documenter les hypothèses retenues et de sécuriser les choix à venir. Sans cette structuration amont, l’organisation s’expose soit à une sur-conformité coûteuse, soit à des angles morts difficiles à justifier par la suite.

La vraie question stratégique de NIS 2 : comment arbitrer ?

  • La gouvernance compte autant que la technique
  • La décision précède l’exécution
  • La capacité à justifier ses choix est centrale

Faut-il structurer sa démarche NIS 2 avant d’agir ?